Attention : article avec de vrais morceaux de termes pompeux dedans ! 
Bonjour !
Entre deux plusieurs couches, j’ai voulu mettre à jour la galerie. Jusque-là, rien d’extraordinaire (rotation de 90° lorsqu’on souhaite un format paysage au lieu d’un format portrait et vice-versa, réduction de la définition de l’image, réduction (toute relative) de la qualité de l’image). Bref, rien que du menu fretin !
Sauf que… sauf que j’ai pris trois photographies sans flash, le soir, en intérieur. Le résultat était là : on n’y voyait goutte !

Au travail !
Première étape : retrouver un peu de luminosité. On travaille sur les courbes des histogrammes de couleur. Très rapidement, en augmentant la sortie de ces courbes sur l’ensemble du champ colorimétrique (sur les trois spectres RVB), on obtient quelque chose de plus clair, mais néanmoins jaune.

Petit aparté : on pourrait également travailler sur les trois couleurs primaires Rouge-Vert-Bleu, mais après plusieurs essais, enlever du jaune fait remonter trop de bleu parasite, notamment au niveau du rideau.
Et puis, au deuxième coup d’œil, on remarque beaucoup de bruit (détails sur le bras et sur le visage d’Aurélie) :


Deuxième étape : réduire le bruit parasite.
Pourquoi s’attaquer au bruit plutôt qu’à cette dominante jaune ?
→ Parce que réduire le bruit permettra d’obtenir une certaine uniformité des couleurs, notamment sur la peau. A terme, travailler les couleurs sur cette « uniformité » donnera de meilleurs résultats.
A contrario, si on inverse ces étapes, on risque de modifier uniquement certaines couleurs, garder celles du bruit, et celui-ci n’en sera que plus contrasté et donc voyant.
Résultat avec détail du visage d’Aurélie :


Troisième étape : remplacement de couleurs.
Ici, il va s’agir de remplacer les couleurs jaunes par une nuance de blancs/roses. On prend comme point de départ la gigoteuse de Pierrick que l’on sait blanche et l’on applique ce remplacement sur l’ensemble de la photo.

Revenons à la question de départ : « Doit-on sauver les photos trop sombres ? »
On peut y répondre maintenant. Certes, le résultat n’est pas naturel. Certes, celui-ci peut être encore amélioré.
Néanmoins, les différentes étapes successives décrites ci-dessus peuvent être le point de départ d’approches artistiques. Je pense notamment à un rendu sépia qui rendrait un rendu début XXème siècle ou un filtre « crayonné », bref toutes choses qui peuvent laisser émouvoir un public déjà conquis par le sujet de l’œuvre.
Donc oui, avec un peu de patience, il faut sauver les photos trop sombres.